Chronique
Les Chroniques de Hallow, Tome 1 : Le Ballet des Ombres
 Roman  Aventure   Fantasy   Romance   Adultes 
Abby est capable d'absorber l'énergie des gens qui l'entourent, un pouvoir tombé en désuétude après la disparition des dieux et dont elle ne se sert que pour dévaliser des galeries d'art. Son destin lui échappe lorsqu'elle se rend compte que son dernier casse était un piège, que son maître chanteur n'a rien d'humain et que le flic qui la traque est immunisé contre son don.
Quelle est la véritable nature de ces hommes ? Et surtout, comment les combattre ? Des questions auxquelles Abby devra répondre rapidement si elle veut survivre à cette semaine infernale.
, 08-07-2016 471 pages / 8.2 €

La ville de Hallow est une ville corrompue jusqu’à la moelle dans laquelle les gens bien sont une rareté. C’est là que vit Abby, jeune voleuse qui montre ses coups avec son frère et son père. En plus de son talent de cambrioleuse, Abby possède un don qu’elle tient de sa mère décédée : elle peut sentir l’énergie des gens et l’absorber leur provoquant des évanouissements.
Alors qu’elle a arrêté ses petits larcins depuis un certain temps suite à un accident lié à ses pouvoirs, l’aura d’un homme l’intrigue et la titille. Au point qu’elle a besoin de lui voler quelque chose. Et dès ce moment, les choses dérapent et une semaine infernale débute pour Abby.

Les chroniques de Hallow est mon premier roman d’Urban Fantasy. Paranormal, romance et aventure survitaminée s’y mêlent, tous les ingrédients qui auraient pu me plaire. Et pourtant, je n’ai pas réussi à accrocher…

C’est tout de suite très mal parti entre ce roman et moi. Dès les premières pages, Abby m’a tapé sur les nerfs. Elle oscille constamment entre une trop grande confiance en elle et une perpétuelle remise en question. Il n’a fallu que 50 pages pour que ça devienne énervant et j’ai fini par la trouver supportable uniquement à la fin du roman… Autant dire que dans un livre où l’héroïne est la narratrice, ça peut être pénible.
Je n’ai pas non plus accroché à son humour parfois too much, tout comme sa relation avec son frère Harrison.
Wallace, le policier sexy et trop intègre pour être dans cette ville est, lui aussi très clairement, un gros stéréotype. Et je ne m’attarderai pas sur la meilleure amie stripteaseuse à l’accent russe…
Heureusement, deux autres personnages rattrapent un peu la donne : le mystérieux John Smith et Lupita, l’employée trop zélée. Ils sortent du lot et font légèrement évoluer le roman en dehors des sentiers battus. Je me suis d’ailleurs beaucoup attachée à Lupita.

Marika Gallman nous propose également quelque chose d’original grâce au pouvoir de son héroïne provenant de ses ancêtres coréens. Malheureusement, j’ai trouvé qu’à ce niveau il y avait beaucoup trop de mystère. En 470 pages on apprend trop peu de choses… En dehors d’une explication confuse sur les origines d’Abby (que j’ai relu trois fois pour comprendre), j’ai trouvé que ça manquait d’informations et j’aurais vraiment apprécié en savoir plus.

Malgré tout, ce roman se lit rapidement, les évènements vont très vite et c’est dynamique. Malheureusement, j’ai eu la sensation d’être menée en bateau dans ce premier tome qui ne permet pas vraiment de se poser dans cet univers et de l’apprécier pleinement.
Quant à la romance, elle m’a tout simplement fait soupirer. Là encore, on entre de plein fouet dans le vu et revu et ça ne m’a pas vraiment émoustillée.

En Bref :Les Chroniques de Hallow est un roman bourré de clichés doté d’une héroïne agaçante et d’un trop gros manque de réponses à nos questions. Si ça se lit sans problèmes grâce à la plume habile de l'auteur ; il manque à mon sens un véritable fond et ça m’a finalement dérangée.
2 / 5 2 / 5
©Chronique écrite par , le 26-09-2016

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SaefielChesslheuredelireLa Fête des mots Recent comment authors
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Chess

Un premier tome que j’ai bien aimé pour ma part, que ce soit pour l’univers ou pour les personnages. Malgré tout, quelques petites faiblesses mais rien qui ne pourrait pas être corrigé dans la suite 🙂

lheuredelire

J’ai envie de le lire depuis un moment mais j’hésitais déjà à me lancer … ton avis ne motive pas à franchir le pas pour le moment !

La Fête des mots

Concernant John Smith et Lupita je suis d’accord avec toi. la stripteaseuse, je ne l’ai pas apprécié outre mesure mais Aby si. Son passé a beaucoup joué je pense dans ce côté oui et puis non. En plus elle a une poisse incroyable. Je pense par contre comme toi que c’est les évènements du roman qui permettent de nous maintenir. Par contre, j’ai trouvé que les stéréotypes étaient ironique mais sans vraiment de profondeur comme tu le dis si bien.… Read more »