Chronique
Le cycle des destins, Les Ailés
 Roman  Aventure   Post-Apocalyptique   Science-Fiction   Pré-ados 
Il y a onze ans, une catastrophe a englouti Paris sous l’eau. Rudy vit au sommet d'un gratte-ciel. Pour retrouver sa mère disparue, il prend le risque insensé d’infiltrer la communauté des pirates. De son côté, Elorn, un garçon qui communique avec les dauphins, est averti qu’une terrible menace place sur les siens, réfugiés sur la tour Eiffel. S'agirait-il de ce navire qui remonte lentement la Seine ? Un navire appartenant à des êtres mi-humains mi-oiseaux, les Ailés.
, 22-10-2015 356 pages / 15.95 €

Paris a été englouti par les eaux. Dans ce décor post apocalyptique, on fait la connaissance de trois jeunes gens : Elorn, enfant de Dyoun qui vit sous l’eau et possède la capacité de communiquer avec les dauphins, Mirha, mi femme, mi oiseau et Rudy, qui vit à la Défense sous le joug de l’Aviateur et souhaite enquêter sur l’étrange disparition de sa mère.
Ces 3 destins vont se croiser et se lier autour de la « Chose », une drôle d’entité que Mirha et les siens amènent sur la butte Montmartre.

Les Ailés est le troisième tome du Cycle des destins, une série dont chaque volume peut se lire indépendamment des autres. Tout commence très bien, le décor est vite posé et l’univers est intéressant à découvrir. J’ai aimé le découpage de la société revenue à un système clanique dans lequel chacun se protège de son voisin et des pirates qui terrorisent les eaux de Paris. Quant aux mutations génétiques liées au nouvel environnement de vie des êtres humains et à certaines « fuites » scientifiques ; je les ai trouvées très originales.

Pourtant, dès le début, je n’ai pas vraiment réussi à accrocher ni avec l’histoire ni avec les différents personnages. Je me suis aussi sentie un peu perdue dans le contexte.
Eric Simard nous propulse aux côtés de ses héros sans vraiment nous introduire à quoi que ce soit. C’est franchement abrupt et, si l’on comprend que le monde en est arrivé là suite à nos dérives écologiques, beaucoup d’éléments restent flous.

Ce petit problème aurait pu facilement se rattraper si j’avais pu m’attacher aux personnages, ce n’est malheureusement pas le cas.
Le développement des trois héros est insuffisant. On survole leurs caractères et leurs relations. Même si j’ai aimé découvrir peu à peu leurs motivations respectives, aucun n’a vraiment réussi à me toucher ni m’intéresser.
Quant à l’amour naissant entre deux protagonistes, je l’ai trouvé trop naïf, voire enfantin… Il ne représente pas, à mon avis, l’essence amoureuse qu’on attend d’un roman. C’est bien trop superficiel pour qu’on y sente un réel sentiment quelconque et ça m’a gênée.
Si les personnages principaux sont fades ; les secondaires sont quasiment inexistants, tout du moins psychologiquement parlant. Seul le Navigateur a trouvé de l’intérêt à mes yeux, sûrement à cause de son despotisme sous couvert de fausse gentillesse qui m’a fait penser au Gouverneur de The Walking Dead.

Entre science-fiction et aventure, le récit aborde toutefois des thématiques intéressantes. Soif de pouvoir, amitié, deuil, relations familiales sont autant de motifs qui se succèdent et se mêlent au fil des pages.
Mais là encore, quelque chose manque, le rythme est lent et les évènements ne s’accélèrent que bien trop tardivement. Pour seulement 300 pages, ça pêche un peu, ça traîne en longueur quand j’attendais quelque chose de plus punchy.

En Bref :Malgré une intrigue assez plaisante à découvrir, trop de points négatifs ont gâché ma lecture. Si les différents tomes du Cycle des destins peuvent se lire séparément, il vaut peut-être mieux commencer par les premiers pour une meilleure introduction à l’univers prometteur et intéressant d’Eric Simard.
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©Chronique écrite par , le 01-04-2016

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SaefielSerial BookineuseLy Recent comment authors
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Serial Bookineuse

Le résumé ne me tente déjà pas trop même si ton avis a achevé de me dissuader de le lire xD Après s’il y a aussi un point qui me rebute c’est la couverture ^^’ Certes c’est le récit qui importe le plus pour un roman mais quand je vois une couverture qui ne m’attire pas c’est difficile d’attirer mon attention sur le dit livre !

Ly

J’avais pas vu encore mais, c’est trop génial la mise en forme de tes chroniques, ff.. Il est vraiment ouf ce nouveau blog *0* J’adore ! Ton copain gère à fond ;__;