Chronique
Éclaircir les Ténèbres
 Roman  Aventure   Fantastique   Historique   Adolescents   Pré-ados 
1640. Une Province a disparu. Il semble que l’enfer se soit abattu sur la paisible vallée d’Ouraos, territoire enchanté du Jura et berceau de la princesse Sophronia. Les étoiles ont pâli, une brume verdâtre se glisse partout. Les habitants, terrifiés, se cloîtrent chez eux. On y a vu Frigg, une ancienne déesse païenne accompagnée d’une armée de monstres...
Recrutés dans le Paris misérable et grouillant du XVIIe siècle par le cardinal de Richelieu, quatre hommes sont désignés pour lutter contre les puissances des ténèbres : fantassin, mousquetaire, artilleur et lansquenet. Mais le Cardinal leur adjoint un cinquième comparse en la personne du brillant philosophe et ancien mercenaire René Descartes.
Son objectif : soumettre la sorcellerie à la loi de la raison, et au final, éclaircir les ténèbres.
Un roman à la croisée des chemins, entre aventures, sorcellerie et roman historique.
, 07-06-2018 408 pages / 17.5 €

Au milieu du XVIIe siècle, alors que la guerre de Dix ans fait rage, un drôle de phénomène fait disparaître la vallée d’Ouraos dans une brume verdâtre. Depuis, quiconque se risque à pénétrer dans cette zone enclavée du Jura ne revient jamais. Pire : on y entend des hurlements à glacer le sang…
Envoyés par Richelieu, un groupe de 5 hommes par résoudre le mystère. Parmi eux, René Descartes qui compte bien trouver une explication rationnelle à tout ça.

Nicolas Bouchard fait donc naviguer sont lecteur entre un contexte historique réel et une grosse part de fantastique se déroulant essentiellement dans la vallée.
On saute aussi du passé au présent, puis à l’histoire des Teufelfreunde dans un patchwork de courts chapitres. Autant dire que c’est plutôt ambitieux, peut-être même trop…

L’équipe qui se prépare à rejoindre la vallée manque cruellement de caractère, au point que j’ai eu un peu de mal à restituer les personnages. On finit par s’en sortir tant bien que mal, mais cela empêche de s’attacher à qui que ce soit. Au final, on devient rapidement un simple observateur du petit groupe.
Seul Hugues, jeune Comte de la vallée aux ordres de Richelieu, et René Descartes ont un rôle bien défini. Les trois autres – dont j’ai même oublié les noms – ne sont finalement que des sidekicks dont l’intérêt paraît un peu flou.

Au niveau de l’intrigue en elle-même, on se perd rapidement. C’est un véritable fouillis d’informations et on se lasse bien vite de tenter de reconstituer un puzzle dont on comprend facilement la finalité.
J’attendais tout de même un déclic, quelque chose, notamment avec la partie fantastique. J’espérais franchement qu’elle relèverait le niveau, ce qui n’a malheureusement pas été le cas. Dès lors que les héros pénètrent dans la vallée d’Ouraos, tout est trop simple et cousu de fil blanc. Ils ne se confrontent à aucun moment à de réels obstacles et se sortent aisément de toutes les situations.

La présence de René Descartes aurait pu être un atout dans le récit, mais elle manque finalement de piquant. Même si l’auteur tente de faire des liens avec l’oeuvre du philosophe, le tout est finalement assez anecdotique. Sans compter qu’en tant que personnage, il est passablement agaçant.

Eclaircir les Ténèbres est un roman qui ne provoque donc rien d’autre qu’une vague sensation d’ennui. Malgré une alternance entre trois histoires entremêlées, le tout est très linéaire et manque de rythme et d’intérêt. J’ai pour ma part refermé ce roman avec un certain soulagement.
L’idée de mélanger fantastique, Histoire et aventures – le tout pour un public adolescent – était pourtant bonne, mais elle est trop mal exploitée pour donner envie d’aller plus loin avec cette série.

En Bref :Il y a des romans qu’on lit jusqu’au bout sans pour autant leur trouver le moindre intérêt. Ce fut le cas pour moi avec Eclaircir les Ténèbres qui, à cause d’un certain nombre de défauts et d’une trop grande fadeur, m’a plongée dans l’ennui.
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©Chronique écrite par , le 01-09-2018

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