Chronique
King’s Game, Tome 1
 Roman  Thriller   Adolescents   Adultes 
Nobuaki est réveillé en pleine nuit par un étrange message qui met au défi deux de ses camarades de lycée de s’embrasser. À en croire le mystérieux expéditeur du mail, la classe entière participe à un “King’s Game”, un jeu du Roi auquel elle ne peut se soustraire. Jour après jour, à minuit pile, un nouveau défi s’affiche sur le téléphone portable des lycéens, qui finissent par découvrir la cruelle vérité : ils ont 24 heures pour exécuter les ordres du Roi, et la sanction en cas de désobéissance est la mort.

Suicides ou meurtres ? Puissance occulte ou criminel de chair et de sang ? La mort s’abat inéluctablement sur ses jeunes victimes, où qu’elles se trouvent et quoi qu’elles tentent pour s’échapper. Le couperet se rapproche dangereusement de nos héros… Parviendront-ils à démasquer le Roi avant qu’il ne soit trop tard ?
, 15-05-2014 374 pages / 15 €

Nobuaki vit une petite vie tranquille de lycéen au Japon. Il a une petite copine, Chiemi ; un meilleur ami, Naoya et il se sent bien dans sa classe. Pourtant, lorsque le jeu du roi commence, un jeu bien connu ou un roi est désigné et donne des ordres à ses camarades, tout bascule. Si les premiers défis semblent marrant pour les étudiants ; la suite devient vite insupportable. Mais lorsqu’ils refusent de s’exécuter où échouent, le gage tombe : la mort.

Je connaissais déjà l’histoire de King’s game avant de me lancer dans le roman puisque j’ai lu le manga éponyme. Pourtant j’étais très curieuse de connaître le roman d’origine. Je tiens à noter que King’s Game a été un roman pour téléphones portables au Japon et qu’il a connu un succès retentissant. Nobuaki Kanazawa (qui possède d’ailleurs le même nom que son personnage central. Egocentrique monsieur Kanazawa ?) est depuis, une star du roman d’horreur au pays du soleil levant.

Nobuaki n’est pas un personnage que l’on apprécie, en réalité, c’est un peu le cas pour tous les personnages. J’ai trouvé que l’écriture de l’auteur fait qu’on reste assez extérieur aux sentiments des élèves, ce qui fait que le tout manque d’une certaine intensité. Néanmoins, on suit l’enquête aux côtés de Nobuaki et on a envie de le voir survivre face aux épreuves du roi. L’auteur parvient à faire dériver sa classe dans une violence abjecte. Car plus la peur de la mort augmente pour les derniers survivants, plus les rivalités se révèlent.

Connaissant déjà la fin je n’avais pas le suspens de l’histoire mais j’ai quand même été surprise par certaines choses qui changent du manga. Finalement c’est ce qui, pour moi, a été le très gros point positif du roman. J’ai assimilé des choses que j’avais eues du mal à saisir dans le manga à cause de certaines lacunes dans le scénario. Si on peut remarquer de nombreux problèmes comme l’absence des parents ou l’apparent détachement de Nobuaki face à la situation ; j’ai quand même été contente de comprendre des choses qui me paraissaient obscures en refermant le manga.

Ceci dit, la fin reste une déception. La révélation de l’identité du roi m’avait déjà laissé perplexe et je dois bien avouer que je trouve cette fin indigne du reste de l’histoire.

Niveau style, bon… Ce n’est pas de la grande littérature c’est certain. Après je reste dans l’optique qu’on est dans un roman pour téléphones et que, par conséquence, le style se devait d’être simple, avec des phrases courtes. Cependant, Nobuaki Kanazawa aurait peut être du se lancer dans la complexité pour permettre à son histoire d’être plus percutante.
Enfin, je pense que King’s Game est une histoire incomplète, et je ne pense pas me tromper en disant ça puisque l’auteure a scénarisé le manga King’s Game extreme qui raconte la suite de ces évènements.

En Bref :King’s Game est un roman à ne pas mettre entre toutes les mains à cause du côté très violent et malsain de certaines situations (Nobuaki Kanazawa aime le gore et les gages sexuels avouons-le). Le style du roman est parfois maladroit, très externe et on est parfois surpris par le détachement de certains personnages.
Quant à la fin c’est une vraie déception. Et malgré tout, je pense que l’histoire est vraiment bonne. Elle manque simplement de forme et d’un fond psychologique un peu plus recherché mais on ne peut pas s’empêcher de vouloir continuer, savoir la suite pour connaître l’identité du fameux roi.
3 / 5 3 / 5
©Chronique écrite par , le 22-07-2014

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Les femmes qui lisent sont dangereuseshylyirioEchos De MotstopobibliotecaPhebusa Recent comment authors
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Les femmes qui lisent sont dangereuses

Euh, je crois qu'il ne me tente plus^^ J'ai lu trop d'avis négatifs dessus, je passe mon chemin!

hylyirio

j'ai vu pas mal de positif quand même sur ce livre, mais je pense commencer par le manga, on ne sait jamais
bonne journée

Echos De Mots

Je l'ai terminé ce matin… BERK! Mais Sae, vient m'expliquer la fin, pitié!^^ Parce que je ne suis pas sure d'avoir pigé!

topobiblioteca

Je ne pense pas tester ce livre, parce que justement l'écriture extérieur et peu détaillé je n'apprécie pas tellement.

Phebusa

Ouais, une histoire incomplète mais qui est pas mal quand même. J'ai globalement apprécié aussi…