Chronique
La Nuit des Cannibales
 Roman  Fantastique   Humour   Thriller   Adultes 
«Le réveil, déjà... Il est sept heures. Bizarre, j’aurais juré l’avoir réglé sur huit. Sous ma main, la table de nuit est plus basse que d’habitude. La radio gueule un truc qui ressemble à Madonna ou Lady Gaga, bref ce n’est pas France Info. Je me lève dans le noir et me demande d’où vient cette infâme odeur de pieds. Je n’ai jamais senti des pieds de ma vie, et même si j’ai assez bu pour me réveiller dans un lit qui n’est pas le mien, ça n’a jamais fait puer personne. L’interrupteur, enfin, me tombe sous les doigts. J’allume.
Je regarde mon bras... qui n’est pas mon bras. Mon nez me paraît pointu, mes pommettes aussi. Putain, je ne suis pas moi.»

Lorsque Maxime de Retz, homme d’affaires de 43 ans, se réveille dans le corps d’un ado, la situation est pour le moins embarrassante. Mais, quand on essaie de l’assassiner, là, tout part carrément en vrille.
, 15-03-2017 384 pages / 19.9 €

Maxime De Retz a 43 ans et a réussi sa vie. Patron d’une agence de mannequinat, l’argent coule à flot pour lui et son plus gros souci actuel est un rendez-vous d’affaires avec des chinois. Lorsque Maxime se réveille dans le corps d’un adolescent de 15 ans dans une maison de banlieue, entouré par une famille qui n’est pas la sienne, c’est le début des véritables ennuis pour le quadragénaire. Et il n’est pas au bout de ses surprises…

La Nuit des Cannibales se place dans la lignée directe de N’oublie pas mon petit soulier du même auteur : intriguant, haletant et franchement drôle. C’est le genre de livre qui fait tout simplement du bien puisque, non seulement l’histoire est intéressante, mais en plus on ne cesse de se marrer devant les multiples traits d’humour noir et l’ironie du héros.

Maxime, parlons-en, ce n’est pas forcément le genre d’homme qu’on apprécie au premier contact. Pourtant, il sait trouver grâce à nos yeux de lecteur au fil de ses aventures. On ne peut pas dire qu’il panique beaucoup face à la situation et prend ce changement de corps avec une étrange philosophie teintée d’agacement. Je ne suis pas sûre qu’on puisse dire que Maxime est un personnage attachant au sens propre du terme, mais on apprécie vraiment cet homme coincé dans un corps de gamin qui porte un regard incisif sur ce qui l’entoure.
Fort heureusement pour lui, il n’est pas seul à avoir subi ce léger changement, il comprend bien vite que son « petit frère » un peu simplet n’est plus Quentin, mais José, un plombier tout aussi paumé que lui. Forcément, un préado de 12 ans surnommé José Quentin qui se ballade en sweat dinosaure, ça fera rire les plus faibles d’entre nous. Et je suis très faible.

Le changement de corps, bien qu’élément central de l’histoire, laisse rapidement place à un aspect plus thriller qui fait la part belle aux scènes d’actions. Le rythme est très vif, on ne s’ennuie pas une seconde avec cette histoire aux nombreux rebondissements. Je n’ose d’ailleurs pas vous en dire trop sur le récit, sachez seulement que Gabriel Katz maîtrise son roman à la perfection. Le tout est cohérent, bien pensé et s’enchaîne à merveille. Il ne vous reste plus qu’à découvrir à votre tour qui sont vraiment les Cannibales… Promis, vous ne le regretterez pas !

En Bref :C’est donc à nouveau un pari réussi pour Gabriel Katz qui nous sert ici un roman prenant à l’humour décapant. La Nuit des Cannibales est un thriller fantastique de haut vol au rythme haletant doté d'un récit parfaitement maîtrisé qui saura vous surprendre.
5 / 5 5 / 5
©Chronique écrite par , le 04-08-2017

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1 Commentaire sur "La Nuit des Cannibales"

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lheuredelire

Il me tarde de le découvrir celui-là !

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