Chronique
Les Brumes d’Avallach, Tome 1
 Roman  Fantastique   Adolescents 
Après le décès de sa mère, Emma, dix-sept ans, quitte les États-Unis pour rejoindre la seule famille qui lui reste sur la petite île de Skye en Écosse. Là-bas, elle rencontre Calum, un étrange jeune homme. Tour à tour prévenant et glacial, il semble cacher un secret inavouable. Ce que l’adolescente ignore, c’est qu’en se rapprochant de lui elle les met tous les deux en danger de mort.
Emma découvrira que les légendes des brumeux Highlands sont plus réelles et dangereuses qu’elle ne l’aurait imaginé. Et qu’avec Calum ils sont peut-être le dernier espoir de deux mondes que tout oppose.
, 23-10-2014 345 pages / 14.95 €

Emma est une jeune fille qui vient de perdre sa mère dans un tragique accident de voiture. Elle est envoyée chez la seule famille qui lui reste : son oncle, sa femme et leurs quatre enfants qui vivent en Ecosse.
Loin de la grande ville et de ses habitudes, Emma va devoir se faire à ce tout nouvel environnement et se trouver de nouveaux amis parmi lesquels elle aimerait, sans aucun doute, compter le beau et ténébreux Calum.

J’ai été attirée par ce roman en raison de son résumé qui laissait présager une immersion dans l’Ecosse et ses légendes. Ce pays me fait fantasmer et j’étais contente de lire un roman qui se passe dans ces merveilleux paysages. Mais j’ai été rapidement déçue quand j’ai compris que l’intrigue n’allait finalement que peu s’attarder sur cette facette du récit.

En effet, on se concentre sur la relation entre Emma et Calum. Et à ce niveau, les choses dérivent rapidement… J’ai pris Emma en grippe au bout de 100 pages environ. L’adolescente est simplement stupide. Elle ne fait que geindre, pleurnicher sur son sort, agir de façon idiote… Ca vous rappelle quelqu’un ? Une certaine Bella ? Rassurez-vous, moi aussi. Et la ressemblance ne va pas s’arrêter là…

L’autre trait de caractère que j’ai trouvé détestable chez l’adolescent, c’est sa propension à oublier. Clairement, Emma ne semble pas traumatisée par la mort de sa mère. Si elle répète à quel point elles étaient proches, c’est pour mieux s’extasier devant les pectoraux d’acier de Calum quelques pages plus loin… Et j’exagère à peine quand je dis ça. C’est un aspect du roman qui m’a énormément gênée…

Je n’ai pas non plus compris l’obsession de la jeune fille. Elle se fait énormément de films, au point de faire des crises de jalousie avant même que Calum n’ait fait le moindre pas vers elle. C’est insensé.

Calum, parlons-en. Le beau gosse de service qui se veut inaccessible, qui vit chez ses parents riches parents adoptifs et aime faire de la guitare… Lui aussi, il m’a un peu énervée. Pourquoi, au lieu de distiller quelques informations sur sa véritable identité, ne va-t-il tout simplement pas tout raconter du début à la fin plutôt que de créer la célèbre situation « Je suis mystérieux, tu sais ce que je suis, je t’explique des choses mais pas tout pour créer un rebondissement dans 30 pages ». Alors que tout serait infiniment plus simple de tout dire d’un coup pour éviter des situations pseudos inextricables… (J’accorde que ça enlèverait un peu de retournements de situations mais ça serait original).

Ce couple aux fausses allures de Bella et Edward est donc encore plus énervant que les originaux, plus niais et plus idiots. J’aurai voulu, quitte à utiliser une trame similaire, que Marah Woolf mette un peu de plomb dans la tête de ses personnages, car ici, ça devient tout bonnement insupportable.

Si je devais résumer l’histoire et mon ressenti, la seule chose à laquelle j’ai pensé tout le long, ce sont les nombreuses similitudes avec Twilight… Je ne dis pas qu’il y a eu plagiat, je dis simplement que ça m’y a beaucoup fait penser.

Car en dehors du couple, l’histoire possède le même rythme et la même construction : Calum rejette Emma, est obligé de la côtoyer, elle l’aime d’un amour vaguement psychopathe, il la protège contre des forces mystérieuses.

Si je passe outre cette ressemblance qui m’a dérangée, j’ai trouvé que le rythme de l’intrigue était trop inégal. Il ne se passe quasiment rien pendant 200 pages pour que tout arrive en bloc à la fin de façon décousue et pas toujours très logique.

Malgré tout, la seconde partie du roman est un peu meilleure. La mythologie que développe l’auteur est assez sympathique et intéressante. Le tout est facile à lire, sans prise de tête, simple et facile à suivre.

En Bref :Vous l’aurez compris, malgré une écriture facile à lire et le cadre Ecossais, je n’ai pas du tout accroché avec ce roman. J’ai été bloquée par les nombreuses ressemblances avec Twilight et mon antipathie pour l’héroïne.
Même si Marah Woolf est parvenue à faire remonter mon intérêt dans les dernières pages, ce n’est pas suffisant pour me donner envie de lire la suite.
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©Chronique écrite par , le 26-11-2014

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je suis moins sévère que toi, mais je comprends complètement les points négatifs que tu soulèves! c'est pas mal mais gros manque d'originalité!

Pinklychee

Je l'ai fini il n'y a pas longtemps, et j'ai également noté des ressemblances avec Edward et Bella… Du coup, la suite ce sera sans moi!

Mlle Mathilde

Boooooooooooooooooooooooooon, c'est ma nouvelle lecture et j'ai voulu voir quelques chroniques pour me motiver, hé bien………….. N'empêche, je suis intriguée du coup !

libreaddiction

Je suis très étonnée par ton avis,
Je voyais un véritable potentiel dans cette nouvelle série qui fait déjà parler d'elle! Et bien, je ne m'y attendais vraiment pas!
Je vais donc attendre de le lire puisque finalement,les points recensés je pense qu'ils me gêneront tout autant qu'à toi!

topobiblioteca

Je passe mon tour, malheureusement si la mythologie et la construction du récit ressemblent trop à ce qu'on à déjà pu lire, c'est vraiment dommage…