Chronique
Les Descendants, L’île de l’oubli
 Roman  Fantasy   Pré-ados 
Il y a vingt ans, tous les Méchants de tous les contes de fée ont été bannis du royaume d’Auradon et réduits à vivre dans une prison sur une île. Et quand on parle de Méchants, c’est vraiment de la crème de la crème de la méchanceté : Cruella d’Enfer, Maléfique, la Méchante Reine, Jafar et compagnie… Cette île est protégée par une force magique qui maintient les prisonniers et leurs enfants en captivité. La vie y est sinistre et monotone. C’est un endroit sale, qu’on laisse pourrir, oublié du reste du monde… Cependant, dans les profondeurs de la mystérieuse Forteresse Interdite, un œil de Dragon est caché. Il est la clé de leur liberté. Or, seul le Descendant le plus intelligent, le plus mauvais et le plus diabolique pourra le trouver… à moins qu’il s’agisse d’une Descendante ?
, 01-07-2015 304 pages / 15.9 €

L’île de l’oubli est le lieu où tous les méchants de Disney ont été bannis à la suite de leurs différents méfaits. Alors que les gentils vivent des jours paisibles à Auradon, la vie sur l’île est tout, sauf tranquille. Véritable bidonville où la magie est prohibée, les enfants de méchants vivent dans la rancœur : celle de ne pas être reconnus par leurs parents encore obnubilés par leurs manigances. Sans compter cette terrible impression d’être enfermés injustement.

Les descendants que nous suivons ici sont donc Mal, la fille de Maléfique qui a gardé une certaine hégémonie sur les autres méchants ; Jay, le fils de Jafar devenu « le roi des pyjamas» ; Carlos, fils de Cruella, amoureux de l’électronique alors que sa mère ne cultive une passion que pour la fourrure ; et enfin Evie, la fille de la Méchante Reine, dont la mère est une accro des crèmes de beautés.
Sur Auradon, on découvre également Ben, le fils de la Belle et la Bête, qui s’expose pendant quelques chapitres et nous permet de découvrir les problèmes du royaume.

Avant de me lancer dans la chronique de ce roman, j’aimerai vous signaler qu’il s’adresse à un public très jeune, à partir de 10 – 11 ans, il est donc normal que la plupart des situations soient très enfantines et je ne m’attarderai donc pas sur cet aspect du roman qui me paraît évident.

Notre quatuor d’enfants de méchants se lance donc dans une quête pour retrouver l’œil de dragon ; le sceptre de Maléfique qui semble, contre toutes attentes, avoir retrouvé une part de magie.

De nombreux moments cocasses vont plus ou moins les rapprocher alors qu’ils ne vivent que dans l’ombre malfaisante de leurs parents, prêts à prendre la relève de la méchanceté. J’ai trouvé ça sympathique de montrer à de jeunes lecteurs qu’on ne peut pas être purement mauvais, qu’il existe une forme de « bon » en chacun.

Malheureusement, j’ai été un peu déçue par ma lecture. L’île de l’oubli est un roman sans vraie profondeur qui n’a que pour but évident de mener devant le téléfilm diffusé sur Disney Channel. L’humour est également trop « lourd », il faut dire que je n’ai jamais vraiment accroché aux blagues de cette chaîne de télé.

De plus, les relations entre les quatre héros sont assez superficielles. Même si j’ai apprécié l’évolution de certains, ainsi que la tentative de mettre supprimer tout manichéisme (que l’on retrouve parfois dans les Disney), les parents sont toujours incompréhensibles et les fragments d’amitié existant entre Jay, Carlos, Evie et Mal sont trop prévisibles, on voit rapidement comment les choses vont s’imbriquer autant au niveau des relations qu’au niveau de l’intrigue.

Je n’ai pas non plus apprécié la modernisation du monde. On retrouve des téléphones et de nombreuses technologiques contemporaines qui tranchent avec l’ambiance habituelle que l’on retrouve chez Disney.

Ceci dit, l’écriture de Melissa De La Cruz est simple et fluide, le roman se lit bien et rapidement, ce qui réussit à compenser une partie de la déception.

En Bref :Je suis mitigée face à ce roman pour les plus jeunes. L’humour un peu lourdingue ne m’a pas plu et les personnages sont creux, j’ai eu du mal à m’y attacher, tout en comprenant trop tôt comment l’intrigue allait se mettre en place ce qui a gâché tout effet de surprise potentielle. Néanmoins, je pense qu’un jeune lecteur pourra aimer ce roman grâce à l’écriture simple de l’auteur et à l’histoire qui reste mignonne malgré tout.

 
3 / 5 3 / 5
©Chronique écrite par , le 07-10-2015

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misspendergast

Il me tentait bien mais si c'est pour les très jeunes je passe mon tour 🙁

Laurine

L'histoire me donnait pas mal envie à la base, mais finalement je pense que ça ne sera pas une lecture sur laquelle je sauterais ! Je tenterais peut-être si j'ai l'occasion mais je ne l'achèterais surement pas; merci !

Sevla Cristy

J'étais attirée par ce roman, mais je pense qu'il ne me conviendra pas si il vise un public très jeune.
Merci pour ta chronique 🙂

Mallou14 (The Notebook 14)

Je suis assez d'accord avec ce que tu as dit, je n'ai pas été conquise plus que ça par cette histoire mais elle peut plaire à un public plus jeune 🙂

Ninouille en rêves

J'aime bien l'idée de base et même s'il ne fait pas partie des livres que j'ai le plus envie de le lire, si j'en ai l'occasion pourquoi pas 🙂