Chronique
Seuls au monde, Tome 1
 Roman  Post-Apocalyptique   Science-Fiction   Adolescents 
« Ta mère te crie que tu vas louper ton bus. Tu ne prends ni le temps de la serrer dans tes bras ni de lui dire que tu l’aimes. Forcément… Tu dévales juste l’escalier et tu sprintes jusqu’à l’arrêt de bus. Sauf que, si c’est la toute dernière fois que tu dois voir ta mère, tu te mets à regretter de ne pas avoir pris le temps. Y compris de ne pas avoir raté le bus. Là, le mien arrivait, alors j’ai sprinté. »
La fin du monde débute comme un jour ordinaire où tout bascule soudain. Une tempête de grêle. Un accident. Des morts. A peine le temps de retrouver ses esprits qu’il faut déjà courir, chercher un abri. Dehors, la menace plane toujours, contaminant l’air. La grêle n’était qu’un début… Nous sommes quatorze, pris au piège dans un centre commercial. A attendre une aide qui ne viendra jamais. Nous sommes seuls au monde.
, 28-08-2013 343 pages / 15.9 €

Lorsque Dean part au lycée ce matin là, il n’imagine pas une seconde que les choses peuvent autant déraper. Alors que le bus scolaire est en chemin, une tempête de grêle s’abat sur la ville de Monument et un terrible accident se produit. Seul Dean, quelques uns de ses camarades et les petits du bus précédent survivent à la catastrophe. Après un sauvetage risqué, la conductrice du second bus part chercher des secours et laissent les 14 enfants et adolescents livrés à eux-mêmes dans un centre commercial. Ils ont interdiction de sortir avant son retour. Le début de la survie va s’organiser et Dean et les autres vont devoir apprendre à s’entendre, collaborer et, surtout, éviter de paniquer malgré la situation. Mais les choses ne font que commencer…

Dean est un héros tout ce qu’il y a de plus banal. Un adolescent ordinaire qui n’est ni le beau gosse de la classe, ni le paria. Simplement un garçon qui vit sa vie et craque pour la jolie Astrid qui, malheureusement, ne le remarque même pas. J’ai apprécié suivre cette aventure du point de vue de ce jeune homme, découvrir ses peurs, ses angoisses. Le point de vue interne permet de plonger dans ce huis clôt et de ressentir toute la tension qui s’en dégage.

Chaque personnage a une personnalité bien définie, on apprend à les aimer, parfois à les détester, et même un peu des deux pour certains. Je pense notamment à Astrid qui m’a tapé sur les nerfs et qui, en même temps, m’a parue sympathique. Certains sont de très jeunes enfants qui sont attendrissants par leurs naïvetés mais qui peuvent aussi être très énervants à cause de l’impatience qui les étreints.

Les personnages sont donc nombreux et ça aurait pu rapidement devenir un capharnaüm. Pourtant, Emmy Laybourne réussit à gérer leurs apparitions tout en se concentrant sur son personnage principal.

Lorsque j’ai commencé Seuls au monde, je ne m’attendais à rien de bien particulier, mais je dois bien avouer que ce roman post apocalyptique m’a vraiment surprise par sa qualité. L’intrigue est palpitante, le huis clôt très bien manié, et Emmy Laybourne nous plonge dans une ambiance angoissante qui donne parfois des sueurs froides et des palpitations. Les relations entre les survivants sont parfois compliquées et leurs évolutions permettent de faire se succéder les situations.

Progressivement, en plus de la concentration sur nos personnages et leurs survies, la question de l’extérieur vient se poser. Que se passe-t-il dehors ? Pourquoi personne ne vient à leurs secours ? Créant une nouvelle peur pour les héros et pour le lecteur : et si personne d’autre – ou presque – n’avait survécu ?

L’auteure parvient parfaitement à faire alterner les émotions de la peur au soulagement, tout en créant une atmosphère de survie bien particulière, parfois presque malsaine, qui détonne avec le paysage des romans jeunesses habituels. Les rebondissements créés sont intéressants – bien que l’un d’entre eux m’ait paru incomplet – et parviennent à lancer de nombreuses pistes pour la suite qui promet d’être encore plus prenante que ce premier tome.

En Bref :Un premier tome d’une trilogie post apocalyptique pour la jeunesse qui parvient à mêler l’ambiance particulière de la survie à une intrigue adolescente et un humour sous-jacent qui ne laissera pas les jeunes lecteurs indifférents.
J’ai beaucoup aimé Dean, ainsi que la fraîcheur qu’apportent les jeunes enfants comme Batiste, le petit catholique très croyant qui ne cessent de dire à tout le monde que : « C’est pêché ». Les autres adolescents plus âgés ont tous également quelque chose, même si les deux stars du football ; alias Jake et Brayden sont, dès le début, des têtes à claques. Chacun d’entre eux apporte sa note particulière et possède des failles qui ont réussi à me toucher.
Le huis clôt, quant à lui, est palpitant et on se plonge aisément dans l’intrigue et ses nombreux rebondissements.
5 / 5 5 / 5
©Chronique écrite par , le 20-05-2014

5
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Ninis47

Je l'avais adoré également!!!

Slyth

Ok ok ok ok ok; je ne savais pas que c'était un livre de fin du monde, fallait me prévenir, moi 😮
Et le résumé et ta chronique me doooonne vraiment envie. Si tu dit que c'est un livre de qualité, je vais finir par craquer ♥

Audrey

Heureuse que tu aies aimé, le tome 2 est encore plus génial 😀

Ninouille en rêves

Je trouve le résumé super flippant -_-' mais cette lecture me tente bien ! J'aime bien les romans post apocalyptiques et si il y a de l'humour et que tu as aimé, alors… ben, j'ai plus qu'à l'acheter ^^

Phebusa

J'ai hâte de découvrir les personnages mais surtout l'univers ! Contente que tu aies apprécié 🙂