Chronique
 Roman  Post-Apocalyptique   Romance   Adolescents   Adultes 
R a une vie compliquée. Il n'a pas de nom, pas de souvenirs ni de pouls. Mais il rêve.
R est un zombie et il est un peu différent.
Dans les ruines d'une ville à l'abandon, R rencontre une fille. Elle s'appelle Julie et elle est aux antipodes de ce qu'il connaît. Elle est vivante, palpitante. C'est un jaillissement de couleurs dans un camaïeu de gris. Sans vraiment savoir pourquoi, R choisit de ne pas la tuer. Et c'est le début d'une étrange relation, à la fois tendre et dangereuse.
Jamais cela n'était arrivé. R bafoue les règles des Vivants et des Morts et défie la logique, mais il ne peut plus se contenter d'une existence vouée à la mort. Il veut respirer à nouveau, il veut vivre, et Julie va l'aider. Mais leur monde ne se laissera pas transformer sans combattre.
, 21-10-2011 288 pages / 17 €

J’avais croisé ce livre à la FNAC un jour où je flanais dans les rayonnages. J’avais lu derrière et ris en pensant: “Oui bien sûr et on va nous dire que les zombies brillent au soleil eux aussi“. Je l’avais reposé parce que j’aime les zombies qui font peur, quand ça saigne, quand ça se mange les boyaux des vivants sans aucune pitié et quand ça se fait massacrer par un bel homme avec une arbalète. Si j’avais su à ce moment là que je passais à côté d’un des livres les plus chouette que j’ai lu depuis longtemps, je l’aurais amèrement regretté. J’ai décidé de lire Vivants cette année suite au visionage de la bande annonce du film (Sortie: le 20 mars 2013) qui m’a fait rire.

Vivants ce n’est pas un second Twilight, loin de là, c’est un livre plein de poésie qui montre un monde post apocalyptique contaminé par un virus zombie, mais du point de vue du zombie. Et pas n’importe lequel: R. Un zombie plutôt beau gosse obsédé par le fait que personne ne possède de nom, qui vit dans un aéroport avec beaucoup d’autres de son espèce. Mais il se sent différent. Il pense, il réfléchit, trop peut être.
Ses pensées sont parfois surprenantes, il observe ses congénères et les décrit à la manière d’un anthropologue (et j’en connais un rayon en anthropologie, vous pouvez me croire). Il observe les Osseux (des zombies en forme évoluée d’après ce que j’ai compris) qui semblent diriger les autres de façon quelque peu autoritaire.

Un jour, tout bascule, R rencontre Julie, une jeune fille vivante pour qui il a un coup de foudre. Il s’y attache, il commence à redevenir vivant, à parler, à avoir des sentiments qu’il pensait oubliés et à aligner plus de 4 syllabes à la suite.
Ce livre de Isaac Marion aurait pu ne pas tenir la route. C’est un peu ce dont j’avais peur, mais finalement il est écrit d’une manière prenante qui vous donne envie de toujours savoir la suite. On se prend d’affection pour R qui est un personnage surprenant et vraiment très attachant. Il dénonce des problèmes du monde moderne de façon subtile, drôle et parfois bouleversante.
Le style d’écriture un peu simple permet une lecture facile et rapide et ça m’a fait du bien de lire quelque chose avec autant d’aisance. Les scènes d’actions sont ponctuées de scènes plus creuses qui n’enlèvent rien à l’histoire bien au contraire ; elles la servent. J’ai trouvé la tension entre les deux très bien calculée. On sait qu’il va finir par se passer quelque chose et on attend quoi, on veut savoir et on lit toujours plus loin.

Alors bien sûr si vous êtes des puristes du zombie idiot qui marche derrière vous dans des couloirs sombres pour vous dévorer, vous risquez d’avoir un sacré choc et d’être déçu. Mais  à mon avis, il faut savoir prendre ce livre comme une sorte d’hymne à la vie. Le début de la fin dans les histoires de zombies. Parce que c’est bien beau de nous parler de virus, mais jamais personne pour l’instant n’avait pensé à nous en montrer la guérison. Et ça pour moi c’est une révolution de la part de l’auteur. Il a su penser de manière originale la fin de l’épidémie et le renouveau de la vie de manière douce dans un monde de violence.
Le seul reproche que je pourrais faire
et que j’ai retrouvé dans la critique de Ptitetrolle est le fait que la fin m’a parue un peu “sortie du chapeau magique” si on me permet l’expression. Comme si l’auteur n’avait pas trop décidé de sa fin et l’avait bâclé d’un coup. De plus certains personnages sont un peu survolés, comme M, le copain zombie un peu marrant, dont j’aurais aimé en savoir plus. C’est un peu dommage pour un livre de cette qualité. Mais ce détail ne changera pas le fait qu’il est un véritable coup de coeur.

En Bref :Loin d'un Twilight bis je conseille vraiment ce livre qui m'a véritablement plu au point que je le classe dans mes coup de coeurs pour ce début d'année 2013. Une lecture légère et agréable dans un monde de zombies qui sait allier les réussites du genre (passages un peu gore et quelques tripes à l'air) avec une belle histoire d'amour.
Coup de coeur Coup de coeur
©Chronique écrite par , le 30-01-2013

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AnonymeChaviaLaeti1304LiloulalaArcaalea Recent comment authors
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Anonyme
Anonyme

Bonsoir , je vous le conseil , je ne suis pourtant pas trop ce style de livre mais j'ai bien aimer , sa mélange histoire d'amour , moment comique , l'histoire se déroule dans un monde après apocalypse … Mais voila j’espère qu'il y aura une suite car je reste sur ma fin , il y a pour moi d'autre chose a éclaircir … j'en dis pas plus mais je souhait un tome 2 :S

Chavia
Chavia

Ce livre me tente carrément ! L'idée de base m'intrigue au plus haut point ! En plus si te le conseille je vais me laisser tenter =)

Laeti1304

Il faut que je le lise aussi !!!! J'ai un peu peur des zombies depuis ma lecture de World War Z ^^

Liloulala

Tout comme Zina, j'irais voir le film mais le livre ne me tente pas tellement, en fait, je crois que je n'aime pas trop les zombies, exception faite de WD bien sur!