Rendez-vous littéraire
Interview de Shannon Messenger
Interview de Shannon Messenger 6 août 2016

Découvrez l’interview de Shannon Messenger réalisée au Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil en 2015 !

La vidéo :

La retranscription écrite :

DSC0016-e1470496866667 Interview de Shannon MessengerBonjour Shannon, peux-tu nous en dire un peu plus sur toi ?

Sur moi ? D’accord, alors, tu sais j’ai l’impression que je n’ai pas grand-chose à dire sur moi parce que je passe la plupart de mon temps à écrire. Mais je vis en Californie en Amérique et il est dit dans ma bio que j’ai un nombre embarrassant de chats. Je vais dire combien même si ça fait que tout le monde me juge. J’ai six chats, ce qui, je sais, me met dans la case des folles aux chats, mais je suis mariée donc nous sommes juste le drôle de couple à chats. Donc ce n’est pas si mal. Et ils sont tous rescapés donc c’est une bonne chose. En dehors de ça, j’aime dessiner et passe la plupart de mon temps à lire et écrire. Et j’aime les longues ballades sur la plage… Non je rigole, désolée !
À chaque fois qu’on me pose cette question j’ai l’impression de faire une vidéo de rencontre.

Comment t’es venue la passion de l’écriture ?

Je ne savais pas que je voulais être auteur quand j’étais enfant. Je voulais être animatrice chez Disney et je me suis rendu compte que la façon dont je dessine ne marchait pas très bien pour l’animation. Il faut être capable de dessiner la même chose encore et encore et même mes « bonhommes allumettes » ne se ressemblent pas. Donc j’ai commencé à réfléchir à ce que je voulais faire d’autre et je me suis inscrite à un cours d’écriture. Ça s’appelait « Diffuser, écrire et produire » et ça sonnait comme le genre de classe où on va et valide ses crédits universitaires en regardant la télévision. Donc je l’ai pris. C’est le professeur de cette classe qui a vraiment vu quelque chose dans mon écriture et m’a encouragée à poursuivre et j’ai terminé diplômée en cinéma, mais Hollywood et moi ça n’allait pas.
Donc j’ai commencé à réfléchir à ce que je pouvais écrire d’autre quand j’ai réalisé : des livres ! Et c’était ce moment avec les portes du paradis et les anges : « pourquoi n’ai-je pas su ça dès le début ? » Parce que c’était juste ce qu’il me fallait. Donc j’ai mis un peu de temps à le savoir, mais maintenant, c’est le meilleur travail du monde.

Donc tu aimes les livres, quels sont tes livres favoris ?

Dès que je dois choisir des favoris, j’oublie soudainement tous les livres qui existent sauf le mien ce qui serait une terrible réponse « mes livres favoris sont les miens ! » J’aime beaucoup… Il y a une série en Amérique qui s’appelle les Sœurs Grimm, c’est une série pour les préadolescents que j’aime beaucoup. J’aime aussi une série qui s’appelle The Unwanted (Lisa McMann) pour les préadolescents et pour le Young Adult il y a une auteur aux états Unis qui s’appelle Kasie West et elle écrit un peu comme dans les films de John Hughes comme Sixteen Candles, ils sont un peu similaires, mais pour adolescents. J’aime aussi Anna et le french Kiss de Stephenie Perkins. J’aime tous les livres, je trouve rarement un roman que je n’aime pas. Et récemment j’ai été très enthousiasmée dans le rayon jeune adulte, il y a une auteur qui s’appelle Ally Carter, elle écrit ces romans de cambriolages, elle en a un qui s’appelle Mission de haut vol (traduction française) et c’est un peu comme Ocean’s Eleven, mais pour les ados. Ça m’a beaucoup plu !

Lorsque tu écris, est-ce que tu sais à l’avance ce que tu vas écrire ou est ce que tu y vas au feeling ?

Je suis quelque part entre les deux. Normalement j’ai une vague idée de ce qui va se passer, de la direction des scènes, mais je ne peux pas prévoir la réaction de mes personnages, ce qui je sais peut paraître étrange, mais ils ont leurs propres personnalités et sur le moment je vais réfléchir à ce qu’ils vont dire et puis on réalise « non c’est ce que je pense qu’ils diraient, mais ce n’est pas ce qu’ils vont dire » et donc ça peut modifier les scènes quelques fois, car il y a des réactions, ou la façon dont ils vont faire face à ce que je leur lance, qui sont différente de ce que je pensais. Parfois c’est sur des degrés énormes ou parfois je réalise que quelque chose qui avait l’air extraordinaire dans ma tête, pendant que je l’écris, est en fait vraiment ennuyeux, et je pense « comment faire pour rendre la scène plus intéressante » et j’essaye des choses.
Donc parfois ça change aussi l’histoire de façon signifiante puisque je change les choses. Je suis à la fois organisée et j’accepte la découverte, car j’ai l’impression que chaque fois que les lecteurs me parlent de leurs scènes préférées, il y a un peu plus de scènes spontanées que de choses que j’avais déjà prévues. Il y a quelque chose de frais dans une scène que l’histoire nous donne. C’est vraiment amusant donc j’essaye d’autoriser ça.

gardiens_des_cites_perdues_1 Interview de Shannon MessengerOn va d’abord parler de Gardiens des cités perdues, ton univers y est vraiment incroyable, c’est d’ailleurs un de mes livres préférés. Comment t’es venue l’inspiration pour ce livre ?

C’est venu de différents endroits. L’un de mon amour pour Legolas du seigneur des anneaux plus particulièrement quand il est joué par Orlando Bloom. Je pense que les elfes que Tolkien a créés sont trop cool. Et je n’avais jamais vraiment vu d’elfes comme ceux-là avant. Seulement les elfes du père noël ou les elfes Keebler, aux États Unis il y a ces petits biscuits, des dessins cartoons avec un air vraiment stupide. Des créatures vraiment bêtes avec des chaussures pointues et soudain… il y avait Legolas. Il était, tu sais, magnifique, presque comme un dieu au-delà de la mythologie. Et j’ai pensé… Je veux écrire quelque chose avec ce genre d’elfes, mais je ne voulais pas que ce soit aussi médiéval que dans la terre du milieu. C’est un endroit effrayant où chaque chose veut vous dévorer et je voulais créer un monde pour ce genre d’elfes, mais qui serait quelque part où j’ai envie d’aller. Donc j’ai continué à réfléchir à comment je pouvais différencier mes elfes de ceux de Tolkien et dans quel genre de monde ils seraient et lentement l’idée de Gardiens des cités perdues est venue. Et j’ai pensé « et si tout ce dont on a toujours entendu parler était à la fois faux et en même temps vrai », de cette façon les elfes existeraient vraiment. Tu sais, des choses comme Shangrila, l’Atlantide, ça aurait vraiment existé, mais différemment de ce qu’on a toujours pensé. Et cette idée est lentement devenue cette série que vous lisez maintenant.

As-tu rencontré des difficultés dans l’écriture de ce roman ?

Oui. La version publiée du premier livre est en fait le brouillon numéro 20, ce qui veut dire que je l’ai écrit 19 autres fois qui n’étaient pas assez bien avant d’écrire une version suffisamment bonne pour être éditée. Parce que c’était mon premier roman et j’avais un passé de scénariste. J’ai bêtement pensé que ça serait très similaire et en fait il y a beaucoup de différences entre écrire un script et un roman. Donc ça m’a pris un moment pour me débarrasser de mes mauvaises habitudes prises en tant que scénariste quand il s’agissait d’écrire ce roman, et j’ai vraiment appris comment écrire un livre. <
Donc c’était un challenge, mais ça a fait le roman un peu mieux à chaque fois. Pas seulement ma propre écriture, mais aussi apprendre sur l’intrigue et tout ça, ça m’a fait mettre tellement plus dans l’histoire. Et ça m’a poussée à faire des personnages tridimensionnels et tout le reste. Donc c’était une bonne chose que je passe par cette étape puisque ça a fait de moi un meilleur auteur que ce que j’étais… Je suis venue avec l’idée en 2008 et on n’a pas vendu le livre avant 2011 donc c’était un long processus et aux USA, ça prend environ deux ans pour qu’un livre sorte donc il est sorti fin 2012 et après en France je pense que c’était en 2014… Donc c’était un long périple ! C’était dans ma tête depuis longtemps !

À propos des personnages : as tu des favoris ?

C’est tellement dur pour moi de choisir un personnage préféré parce que je les connais tous très bien et je les aime pour des raisons différentes. Sophie, évidemment, est le centre de l’histoire donc elle tient une place très spéciale dans mon cœur. Mais Fitz est le premier personnage que j’ai créé pour la série donc j’ai un peu l’impression que ça n’aurait jamais existé si je n’avais pas créé Fitz. Et Keefe est le joker que l’histoire m’a donnée et toute l’année que j’avais passée à planifier les choses, Keefe n’existait pas. Je me demandais si c’était étrange que Fitz n’ait pas d’amis de son âge donc je réfléchissais à lui ajouter quelqu’un. Mais je n’étais pas sûre et ce n’était pas un moment où j’écrivais le livre, et j’ai finalement réalisé que j’en avais besoin, un personnage pour ça. Et Keefe a juste émergé de l’histoire et prit la place. Et terminé sur la couverture du tome 2 alors qu’il était juste le joker que je n’avais jamais imaginé. Donc il est vraiment spécial pour moi pour cette raison.

Quelle relation entretiens-tu avec eux ?

Tu sais, j’ai l’impression, je ne suis pas maman donc je peux mal interpréter ça, mais ça me donne l’impression qu’ils sont mes enfants, comme si je les connaissais vraiment très bien, mais je ne sais pas comment les contrôler et parfois j’essaye de leur dire ce qu’ils doivent faire et ils ne m’écoutent pas toujours. Parce qu’ils ont leurs propres personnalités. Donc l’idée c’est que ma mère me demande parfois « Tu sais qu’ils ne sont pas réels ? », mais c’est comme quand on a un meilleur ami et on sait tout à propos de lui et quelqu’un nous dit quelque chose qu’il ne devrait pas. Tu sais tout de suite que tu ne peux pas croire que ce meilleur ami pourrait faire ça, et c’est ce que je ressens quand j’écris une scène. C’est comme « Non Sophie ne ferait pas ça », je pensais qu’elle pourrait, mais non, elle ne pourrait pas le faire, par contre elle fait ça. Donc j’ai l’impression qu’ils sont vraiment réels même si je sais qu’ils sont fictionnels. Ils sont vraiment définis dans mon esprit.

J’ai eu une préférence pour Dex au début, peut-on dire qu’il est dans la friendzone ?

Je crois que tous les garçons ont leur chance. Je le pense vraiment. Je pense que tant que Sophie est fixée sur un garçon en particulier parce que c’est celui sur lequel elle a développé un coup de cœur, chaque personnage apporte quelque chose. Dex est très loyal et est ce meilleur ami au premier coup d’œil alors qu’elle n’a jamais eu d’amis avant. Et Dex l’apprécie instantanément et est là pour elle et l’aide à travers tellement de choses. Je pense qu’il est parfois un peu trop direct avec elle, donc elle s’empresse de le repousser dans la friendzone parce qu’elle n’est pas vraiment prête pour sortir avec aucun d’entre eux. Même si Fitz lui proposait, je pense que Sophie serait un peu « Ouais, mais je ne sais vraiment pas » parce qu’elle n’a que 14 ans, 13 dans les livres précédents et tu sais…
Bien sûr que Dex serait heureux de lui proposer de sortir avec lui aussi, mais je pense qu’elle dirait encore « je ne sais pas ». Donc je pense qu’ils ont tous, à leurs manières, une chance avec elle, mais qu’elle ne sait pas encore quoi faire à ce niveau parce qu’elle est trop jeune. Donc on verra comment la série continue, qui sera capable de la convaincre que c’est la façon dont ça doit être. Honnêtement je ne sais pas. Je le découvrirai en même temps que je l’écrirai. J’ai le sentiment que je serai « Oh d’accord ».

let_the_sky_fall Interview de Shannon MessengerTu écris aussi une série pour YA : Let the sky fall, comment t’es venue l’inspiration pour cette série ?

J’ai en fait croisé ces créatures, ce sont des sylphes, quand je faisais les recherches pour Gardiens des cités perdues. Je voulais amener toutes ces créatures dans le monde de Gardiens et je lisais l’encyclopédie des créatures magiques qui est environ comme ça. Et à l’intérieur, il y avait une entrée sur les sylphes et ça a retenu mon attention parce qu’il n’y avait qu’une seule phrase. Ça disait simplement « Sylphe, élémentaire d’air ». Et à ce moment-là, j’étais en train d’écrire Gardiens où je gérais toutes ces traditions existantes entre toutes celles de l’Atlantide et Shangrila et aussi toutes les traditions des elfes et toutes ces choses là.
L’idée de ces créatures sur lesquelles la seule chose qui a jamais été écrite était à propos de leur nature d’élémentaire d’air et je pouvais faire ce que je voulais avec, j’étais juste « Oui » ! Donc je me suis fait une note à moi même pour dire que peut-être un jour je ferai quelque chose avec les sylphes, j’ai tout de suite su qu’ils ne seraient pas dans le monde de Gardiens des cités perdues.
Et quelques années plus tard, quand j’avais terminé avec Gardiens et que j’attendais des nouvelles des éditeurs, publier est très lent quand on essaye de vendre un livre, et donc on attendait des nouvelles de plusieurs éditeurs et mes amis disaient « tu sais la meilleure manie de survivre à ça sans devenir folle c’est d’écrire quelque chose de complètement nouveau » et j’ai été fouiller dans mes vieux cahiers d’idées. J’ai retrouvé cette note « sylphes » et j’ai tout de suite eu une idée pour ça, contrôler l’air, j’ai beaucoup pensé à ce que ça pourrait faire. Et l’idée a germé de là parce que le vent est vraiment variable, ça peut être une brise, c’est juste ce calme vent du sud qu’on espère et ça peut être une tornade qui détruit une ville entière en 5 minutes. Et si quelqu’un pouvait posséder un tel pouvoir. Comment seraient-ils et à quel point leur monde serait différent du nôtre ? À chaque fois que quelque chose me fait beaucoup réfléchir sur « et si cela » et « et si ça », alors je sais que je suis sur quelque chose. Et l’idée est venue de là, mais c’est parti de cette petite phrase que j’avais faite, cette note : « un jour je ferai quelque chose avec les sylphes » et j’ai finalement trouvé ce que je voulais faire avec eux. Et trois livres plus tard… ils existent !

En écrivant Let The Sky Fall, tu écrivais aussi Gardiens des cités perdues, comment as tu géré les deux écritures simultanément ?

Ce n’est pas toujours facile. Ça aide que l’un soit à la première personne et l’autre à la troisième ça m’a aidée à garder les voix séparées, mais l’un est au présent et l’autre au passé et ça, parfois, quand je change, ça peut être un peu confus. Mais en dehors de ça, les personnages sont si différents, et mes personnages sont… Tellement réels pour moi, donc dès que je commence à penser comme Vane ou Audra ou penser comme Sophie et ses amis, c’est juste… Ce n’est pas difficile de confondre ça. Mais parfois j’utilise le mauvais temps et je réalise que j’ai écrit un chapitre au présent dans Gardiens et que ça devrait être au passé et je dois changer tous les verbes et je déteste, je maudis la grammaire d’exister. Je maudis la grammaire souvent pour être honnête « Pourquoi, pourquoi doit il y avoir de la grammaire ? ».

Quel effet ça te fait d’être publiée en France ?

C’est le plus grand honneur. Même en Amérique c’est énorme d’être publiée, mais alors dans un pays ou je n’ai pas, tu sais, une mère, une grand-mère… Aux États-Unis, je sais que je vendrai au moins dix livres parce que je peux les faire acheter par mes proches. Mais quand c’est dans un autre pays, tu es juste, tu ne sais pas si tu pourras un jour y aller, visiter, et faire quelque chose pour la promotion du livre. Et pourtant, ils trouvent ton livre et ils l’aiment assez pour le faire publier. C’est juste… C’est le plus gros des compliments et à chaque fois que j’ai un mail de mon agent littéraire des droits étrangers qui me dit que mon livre s’est vendu dans un autre pays, je danse partout dans la maison, mon mari peut le certifier.
Et la France était un en particulier où j’espérais vraiment vraiment vraiment pouvoir vendre et même si mon agent n’arrêtait pas de me dire « La France est un marché très difficile, mais on essaye » et j’étais juste… Spécialement avec Gardiens dans lequel une scène se passe en France, je le voulais vraiment vraiment ! Et j’adore Paris, c’est une de mes villes préférées dans le monde entier. Donc je le voulais vraiment et je suis tellement excitée par ça et Lumen a finalement fait une offre et il y a eu beaucoup de danse dans la maison dont je ne vous ferai pas la démonstration ! J’écris mieux que je ne danse !

Puffalumps-250x188 Interview de Shannon Messenger
Exemple d’éléphant bleu puffalumps

J’ai appris qu’Ella, l’éléphant bleu de Sophie était réel, l’as tu avec toi dans tes bagages ?

Elle est à l’hôtel oui. Je veux dire, techniquement parlant, je voyage avec Ella numéro deux parce qu’Ella numéro un a vu des jours meilleurs et j’ai encore l’habitude de dormir avec, mais je l’ai depuis mes 4 ans et je n’ai plus 4 ans maintenant, je ne vais pas établir quel âge j’ai, mais pas 4. Et elle n’a plus de peluche dans sa tête et elle n’est vraiment aussi propre que la nouvelle Ella. C’est un genre de jouet qu’ils faisaient aux États Unis dans les années 80 qui s’appelait Puffalumps et donc j’ai été sur ebay et j’ai cherché « éléphant bleu Puffalumps » et j’ai trouvé exactement le même jouet. J’ai donc acheté une seconde Ella. En fait, je crois que j’en ai acheté trois autres parce que quand je fais des tournées aux USA, je visite des écoles et j’amène Ella avec moi pour la montrer aux enfants.
Et j’ai pensé l’amener aujourd’hui, mais je ne savais pas si je serais la seule personne à me balader avec un éléphant bleu et j’ai pensé que ça pourrait être bizarre. Donc elle est à l’hôtel, mais dans ma valise parce qu’une fois je l’ai laissée sur le lit et la femme de ménage l’a embarquée avec les draps. J’ai cru que je l’avais perdue pour toujours et j’étais dévastée et mon pauvre mari a dû aller trouver le service d’entretien pour voir s’ils pouvaient trouver où était parti l’éléphant bleu, et il l’a ramenée avec lui. Donc maintenant je la garde dans ma valise tout le temps sauf si je suis avec elle. Parce qu’elle est précieuse, même Ella numéro 2 est précieuse.

Pour finir as tu un dernier mot pour tes lecteurs ?

J’aimerais juste dire énormément merci parce que, encore comme je l’ai dit, quand on est publié dans un marché étranger, on n’a aucune idée de si quelqu’un va un jour acheter le livre. Et en fait, si, et ils lisent le livre, et j’entends même parler d’eux quelquefois, ils me suivent sur les réseaux sociaux, ceux qui comprennent l’anglais, et je ne parle malheureusement pas un mot de français. Et c’est juste incroyable de savoir que mon livre est lu ici. Donc merci beaucoup et j’espère qu’un jour je pourrais vous rencontrer, j’espère que ça veut dire que je reviendrai à Paris de nombreuses fois et j’aimerais beaucoup ça. Merci.


Je remercie Shannon pour sa gentillesse et sa bonne humeur, ainsi que les éditions Lumen pour cette belle rencontre.
Un grand merci également à Bouba (Allisonline) pour son aide précieuse !

Et désolée pour la retranscription parfois très littéraire, la traduction fut longue et laborieuse…

©Article écrit par , le

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2 Commentaires sur "Interview de Shannon Messenger"

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Hélène
Hélène
Merci d’avoir pris le temps de tout retranscrire et de tout traduire car je suis fan de la série mais je ne connaissais pas l’auteure. Je découvre une personnalité très sympathique. C’est une amie à moi qui avait acheté le premier tome pour sa fille et qui s’est mis à le lire elle aussi et son mari aussi, qui me l’a conseillée l’été dernier. Je me suis passionnée malgré mes … 46 ans! Je viens de finir le tome 5… Read more »
Léoutre
Léoutre

J’adore VOS LIVRE MON préférée gardien des cité perdu

Camille Léoutre 11 ans