Rendez-vous littéraire
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Questions pour un hibou spécial harcèlement Scolaire
Questions pour un hibou spécial harcèlement Scolaire 19 mars 2015

Des articles pour vous parler un peu de moi à travers les questions que vous me poserez ou des sujets que je souhaiterai aborder.

Pour cet “épisode” j’ai décidé de ne pas répondre à une question mais de vous parler d’un thème qui me touche tout particulièrement…

Le harcèlement scolaire

Pourquoi ce sujet ? Simplement parce que je l’ai vécu.

Le harcèlement scolaire m’a heurté dans un premier temps au collège sous une forme moindre mais toujours perturbante pour une jeune fille.
J’ai toujours eu le malheur d’être une bille en sport. Vraiment je suis nulle de chez nulle, toujours la dernière prise dans les équipes, pour éviter d’aller en sport je faisais semblant d’être malade (pardon Maman d’avoir fais du faux vomis avec de l’huile et des restes un jour). Un petit malin trouvait ça très drôle de passer sa vie à me dire que j’étais nulle, à me rejeter complètement, me faire pleurer en me disant des méchancetés. MAIS – j’avais un groupe d’amis avec qui tout allait bien, deux meilleures amies qui me faisaient me sentir bien alors ça compensait.
Puis le lycée est arrivé… La seconde n’a pas été une partie de rigolade, en particulier à cause d’un garçon qui aimait me rappeler que j’étais moche et se moquer de moi. Mais honnêtement, comme au collège je relativisais.
La première est arrivée bien trop vite, cruellement, inexorablement… Lorsque j’ai vu la liste des personnes qui seraient dans ma classe j’ai eu envie de pleurer. Je ne retrouvais que mon amie d’enfance et même si nous avons une relation solide et à long terme, je savais que je ne serai pas son “binôme” de classe puisque sa meilleure amie était aussi dans la liste. J’ai soufflé, j’ai pris mon courage à deux mains, ces gens me faisaient peur parce que je les connaissais du collège ou qu’ils avaient des réputations, mais j’allais m’en sortir. Les études ça me plaisait et j’avais quand même une vraie amie et de potentiels potes dans cette classe.
Le jour de la rentrée j’ai été malade (pas de bol), j’ai du rester deux heures pour finalement sortir et vomir presque sur les baskets de mon amie d’enfance. Je me suis réfugiée chez ma grand-mère ce jour là, je pense franchement que la maladie que j’ai ressenti était déjà beaucoup liée à l’angoisse que j’avais d’être dans cet environnement. Je ne sais pas si ça a pu être d’un quelconque poids dans ce qui s’est passé ensuite. J’ai à nouveau été malade en octobre – problèmes pulmonaires assez grave cette fois ci – et donc été absente pendant deux semaines. Quand je suis revenue au lycée quelque chose a basculé…

Le cauchemar a commencé, doucement, sans un bruit. Il s’est insinué sans raisons apparente à part peut être une cruauté sourde qui bat dans le coeur des adolescents.

Pour résumer : je n’étais plus la bienvenue. Je me sentais seule, fragile. On se moquait de moi, on me rejetait, autant par les mots que par les gestes violents comme me pousser violemment de là où j’étais assise en classe parce que “ce n’était plus ma place”. Mais alors elle était où ma place ?

J’ai finis par vomir d’angoisse chaque matin, simplement de peur d’aller en classe et de ce qui allait se passer. Et moins j’y allais et pire étais les conséquences mais je ne pouvais pas faire face à ces journées interminables où j’avais peur de ce que j’allais entendre, ce qu’on allait me dire.
J’étais incapable de réagir, encore moins de répondre, ce n’était pas mon caractère.

Un jour, j’ai reçu des sms d’une copine qui se trouvait dans la classe, elle me parlait de sa sexualité, me disait qu’elle pensait peut-être finir lesbienne, ce genre de choses. En tant que copine, je la rassurais, lui disais qu’elle pouvait faire ce qu’elle voulait d’elle et de son corps et que moi même je ne savais pas trop où me mènerait ma sexualité (encore inexistante à cette époque bien qu’un garçon me plaisait bien). Ces questionnements me paraissaient essentiels à cet âge là, avec le recul je les trouve légitime et en même temps je me trouve bien naïve d’avoir pu croire qu’une simple copine aurait pu se confier sur de telles choses….

Alors que je la rassurais, j’ai reçu un autre message d’une fille de ma classe qui disait “Attention tu n’envoie pas des SMS à X, ils sont tous en train de se moquer de toi, elle leur a passé son téléphone.”

Vide intersidéral. Vous connaissez cette sensation de pure douleur mélangée à de la peine et de l’incompréhension ? C’est ce que j’ai ressenti à ce moment précis alors que j’étais avec ma mère sur un parking de supermarché. Je n’ai rien dis. Ma mère ne devait surtout pas savoir, elle avait déjà du mal à comprendre les raisons qui faisaient que j’avais tant de mal à aller au lycée (j’avais un emploi du temps aménagé à ce moment là), je ne voulais pas qu’elle en sache plus.

J’ai voulu être courageuse. Le lendemain matin, je partais au lycée. J’ai du rester 20 minutes…

Une amie de mon ancienne classe m’a vu, a couru sur moi pour me prévenir, pour me secouer me dire : “Mais qu’est ce que tu as fais ?! Qu’est ce qui se passe.” Pour le contexte, j’étais dans un petit lycée de 300 personnes, tout le monde connaissait tout le monde. J’étais devenue officiellement “La lesbienne”, celle qu’on montrait dans les couloirs pour se moquer, simplement parce que j’avais eu le malheur d’émettre des doutes sur ma sexualité à une copine, une amie, quelqu’un en qui j’avais confiance. Avec le recul, je trouve ça complètement irrespectueux, je me dis que j’aurai du les moucher leur dire “Oui je suis peut-être lesbienne et alors ça te fait quoi ?!”.
Mais j’avais 16 ans, j’aimais bien les garçons et j’étais affaiblie par des années de “T’es moche”, “Tu trouveras jamais de mec”, “T’es trop conne”, “T’arrives à te regarder dans une glace le soir ?”. Je n’étais pas une méchante gamine, j’étais effacée, dans mon coin, timide, je voulais qu’on m’oublie et ça a peut-être été ma plus grosse erreur. En voulant me faire oublier : ma faiblesse est devenue visible, en pensant que les gens allaient finir par me laisser tranquille : je suis devenue celle qu’on peut harceler pour rigoler parce que de toute façons elle ne répondra jamais.

Je ne suis plus jamais retournée au lycée, ma mère ne savait rien. Pour lui faire comprendre que je ne pouvais plus, je me suis simplement ouvert le gras des bras et j’ai attendu qu’elle me trouve en pleurant. Voilà. Ce n’était pas simple à écrire, je n’étais pas sûre d’avoir vraiment envie de vous dire ça même si ça n’a laissé que de minuscules cicatrices. Mais je pense que si un jour, une jeune fille ou un jeune garçon dans la même situation tombe sur ça, il doit savoir toute l’histoire même les choses les plus dures. Mais ce harcèlement au long terme, ces “blagues” cruelles d’adolescent ont eu de graves conséquences sur ma vie d’après.

1/ Une phobie sociale sévère, je refusais de sortir, je vivais dans un village, je risquais de “les” croiser. C’est arrivé une fois dans un magasin, ces salauds m’ont traquée dans les allées, ils ont vu que j’avais peur d’eux, peur de ce qu’ils pouvaient dire ou me faire.
2/ Une anorexie dont j’ai mis du temps à me débarrasser et pour laquelle j’ai failli être internée dans un hôpital pour jeunes.
3/ Un suivi psy au long terme – aujourd’hui terminé.
4/ Une totale perte de confiance en moi, mais aussi en les autres. Certaines amis sont restée fidèles dans l’adversité mais globalement j’ai perdu tous ceux que je connaissais.
5/ A cette époque ma relation avec ma mère était sérieusement entachée. J’étais devenue aigrie, je voulais juste qu’on me fiche la paix, être seule et j’ai été vraiment la pire des ados possible pour elle.
6/ Une très grosse dépression nerveuse qui m’a fragilisée sur le long terme.

Et je crois que c’est déjà pas mal comme conséquences. Ca permet de prendre conscience de l’impact d’un tel acte sur un être humain.
Ce que je note aujourd’hui, c’est aussi la non présence du lycée, qui n’a rien fait. Aucune sanction contre les élèves à peine un petit “C’est mal de maltraiter vos camarades” qui n’a fait qu’empirer les choses sur le moment. Car dans ces cas là, non seulement on n’ose pas vraiment en parler aux adultes, mais en plus, quand on réussit enfin à en parler c’est pour se voir dire qu’on fait une montagne de pas grand chose, que ce n’est pas la fin de notre vie. Ça l’a été pour certains pourtant… Combien d’adolescents ont simplement décidé de ne plus se battre ? De se laisser glisser dans la mort à cause de la douleur ? Combien en faudra-t-il encore pour qu’enfin, les professeurs, les directeurs d’établissements, le gouvernement, mettent en place des sanctions à la hauteur de la souffrance de la victime. (Une bonne flagellation publique par exemple.)

Je remarque aussi le manque de réaction des autres élèves de ma classe, ceux qui n’étaient pas dans le groupe restreint de “harceleurs” (5 à 6 personnes sur une classe de 30). Mais je les comprend, je sais qu’il est dur de se lever et de dire “Ca suffit”. Ils avaient peur eux aussi et c’est toujours plus facile quand c’est un autre que soit. Je leur pardonne.
En revanche je ne pardonnerai jamais à ceux qui m’ont fait subir ça. Je les hais d’une haine animale, profonde, qui ne me quittera jamais car ils ont ruinés mon adolescence. Je voulais simplement qu’on me laisse tranquille, je voulais être normale,  je rêvais de me fondre dans la masse… Ils ont fait de moi la paria sur qui on crache et je ne pourrai jamais leur pardonner.

On m’a demandé comment j’avais fais pour m’en sortir.

Honnêtement ça a été très long. J’ai fini mon lycée par le CNED j’ai côtoyé d’autres gens qui, comme moi, ne pouvaient plus aller au lycée à cause du harcèlement scolaire. Je crois que ça m’a aidé, ils sont devenus des amis, certains le sont encore même si je ne leur parle que de temps en temps. J’écrivais aussi, beaucoup, chaque soir. J’ai écris à cette période le seul roman que j’ai terminé à ce jour. C’est un simple fantasme d’adolescente avec une jeune fille normale, pouvoirs magiques, beaux garçons, triangle amoureux etc. Mais c’est une histoire qui a un écho particulier pour moi car grâce à elle j’ai pu m’extraire d’un monde que je ne comprenais plus et qui semblait ne plus vouloir de moi (car à 16 ans, le lycée et ses amis c’est son monde.) Ca a été mon exutoire au jour le jour.

Mon amie d’enfance est aussi resté un soutien indéfectible.

Après la vie a fait son oeuvre. En entrant à l’université j’ai pu être moi-même avec des gens appréciable, j’ai appris à me défaire du regard des autres. Un ami m’a aidé à surmonter mon agoraphobie en m’envoyant chaque matin des messages quand je devais prendre le train. Ca a été dur, très dur, aujourd’hui encore j’ai du mal à ne pas faire une crise d’angoisse dans des grosses foules mais je souffle et je m’accroche.

Petit à petit je me suis reconstruite, j’ai lutté et surmonté. J’ai survécu à ce qui me paraissait il y a 10 ans : insurmontable.

Aujourd’hui, j’ai la chance d’avoir un homme que j’aime à la folie, une mère que j’aime aussi avec qui les relations sont redevenues géniales, des amis formidables et un travail qui me plaît. Je vis malgré les séquelles, malgré l’angoisse et je me suis relevée.

Si l’un de mes lecteurs vit cette situation, je n’ai pas la prétention d’avoir des conseils. Il faut simplement se battre (mentalement parlant pas physiquement !), tenter de changer d’établissement ou simplement tenter les études par correspondance – tout en sachant que c’est difficile et que ça a tendance à isoler un peu. Il faut essayer de faire comprendre à ses parents, sans honte, que c’est la meilleure solution. Essayez de vous faire aider par des associations, des amis, qui que ce soit…

Mais sachez une chose, c’est ridicule à dire mais : vous n’êtes pas seul. Personne n’est seul et il y aura toujours quelqu’un pour vous aider, vous soutenir, vous parler, même un simple psychologue. Soyez forts et un jour vous aurez peut être la satisfaction d’avoir réussi votre vie pendant qu’ils traineront dans la fange.
Dans tous les cas, je ne suis qu’une petite blogueuse mais si un de mes lecteurs ou une personne de passage subit ça et souhaite discuter en tout anonymat, vous pouvez me contacter par mon adresse mail ou par Facebook.

[EDIT] – Quelques jours après avoir écris cet article, j’ai reparlé de cette période avec ma maman. J’ai appris des choses, d’autres me sont revenues en mémoire, j’ai eu envie de les coucher sur le papier (virtuel mais papier quand même). Cette partie sera surtout du point de vue “maman”, celle qui subit et ne sait pas trop quoi faire et puis deux trois autres petites choses qui me sont revenues en mémoire.

Car n’oubliez pas que lorsque nous souffrons, nos parents souffrent aussi et une telle situation n’est pas facile pour eux non plus, d’autant plus que le harcèlement scolaire est très peu reconnu, voir pas du tout, au point qu’un véritable climat de solitude s’installe. Les amis ne savent pas quoi dire, la famille dit que vous êtes timbrée (merci chère tante pour ton soutien haha) ou que la pension pourrait être une solution… Mais le plus choquant reste la réaction des services sociaux lorsqu’on leur demande de l’aide, pour eux, l’idée est simplement de mettre séparer l’enfant de ses parents et le mettre dans une structure d’accueil. Pourquoi ? Le problème ne vient pas de la cellule familiale mais bien de ceux qui font du mal, ceux qui font peur et dorment tranquillement chaque soir en rentrant du lycée après s’être évertué à mettre quelqu’un plus bas que terre en lui disant : “J’espère que tu te suicideras comme ça on aura tous notre bac facile” – Oui on m’a dit ça, de façon très insidieuse, avec un grand sourire.

Autre chose importante à souligner, mon lycée s’est simplement déchargé du problème en disant que “ce genre de choses” ça n’arrivait pas chez eux que c’était moi qui était trop “fragile”. He bien si, ça arrive tous les jours, dans pleins de lycées, pleins de collèges, à divers niveaux. Ca arrive et fermer les yeux ne change rien, les établissements scolaires, en faisant la sourde oreille, détruise des jeunes qui ont besoin d’aide. Et honnêtement le fait que j’ai été fragile ne change pas grand chose au fait que j’ai vomis du sang tellement j’étais angoissée à cause d’un groupe d’ados malveillants. Tout ce que j’aurai voulu c’était un peu de soutien.

Soutien vaguement apporté de façon très maladroite par les équipes de Centres médico psychologiques (CMP). Le même centre qui a voulu m’interner dans un hôpital pour adolescents. Je ne vous ai pas beaucoup parlé de cet endroit dans mon texte ci-dessus mais c’était simplement une prison. Des portes fermées, des règles à foison, l’impossibilité de rentrer chez soi sans l’accord des psys (y compris pour Noël), l’obligation de finir son assiette. J’ai visité ce centre dont le but est d’aider. J’ai simplement vu un établissement carcéral dans lequel je n’aurai plus aucun contact avec l’extérieur. Chaque porte était fermée à clefs, les déplacements des jeunes surveillés et les jeunes en questions avaient l’air complètement vides. Des coquilles vides de tout, blasés et je ne suis pas certaine qu’un ado qui a pensé au suicide se sente bien dans un centre comme celui ci dans le trou du cul de l’Ain (Et déjà je peux vous jurer que c’est pas un département joyeux, plutôt le genre où il pleut et fait froid tout le temps). Rien ne se faisait sans un accord écrit. Rien ne vous choque dans tout ça ? Ce sont les jeunes en souffrance qu’on incarcère et les harceleurs qui restent dans leurs lycées à trouver une autre victime pour “rigoler”….

Voilà pour ces petits paragraphes additionnels…

Pour de l’aide, plus d’informations ou des lectures sur le sujet :

Génération solidaire, le site de Noémya Grohan qui a été victime de harcèlement durant son adolescence et qui a écrit le très beau livre De la rage dans mon cartable aux éditions Hachette.
Le site du gouvernement qui contient le numéro d’aide aux victimes.
L’article de Lise Syven qui traite de ce thème dans son roman Phénoménale.

 
Merci de m’avoir lu ! 
Je souhaite que cet article fasse réfléchir certaines personnes, en aident d’autres. 
Je vous embrasse.
©Article écrit par , le

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Céline

Coucou. Ton texte m’a fait un bien fou. Je suis aussi atteinte de phobie sociale… Enfin, on vient de le découvrir il n’y à pas deux mois… A presque trente ans, mieux vaut tard que jamais ^^ Je pensais juste être la fille un peu bizarre, un peu solitaire, excessivement timide, voir mal élevée… Il parait que ça se soigne… Je suis déjà “contente” d’avoir pu mettre des mots dessus. J’apprend à la découvrir et à me redécouvrir maintenant. Au… Read more »

voyageusedesmots

Je viens de lire ton article. Je ne sais pas comment réagir tellement j’ai peur d’être maladroite et qu’on interprète mal mes propos. Je réalise tout simplement que j’ai une chance énorme. Le harcèlement je ne l’ai pas connu avec autant de force. Pourtant ça aurait pu dégénérer. Je e rappelle avoir fondu en larmes dans la file du self, avoir invoqué mon nez bouché pour rester à la maison à certaines périodes quand il y avait un trop plein.… Read more »

Creezzy
Creezzy

Hello, Ton témoignage est très intéressant. Effectivement, il y a 10 ans, la thématique du harcèlement scolaire était très peu abordé par le personnel scolaire : enseignants comme directeurs. C’est fou comme il a fallu des cas “publiques” pour que les médias et le gouvernement essaient d’en parler et de lever le voile sur ce qui fait le quotidien de bons nombres d’enfants en situation de harcèlement. Personnellement je n’ai pas connu ça, ni au collège, ni au lycée et… Read more »

Christine Kervinio
Christine Kervinio

Merci et bravo pour ton témoignage ! Il faut beaucoup de courage pour témoigner comme ça. Le harcèlement scolaire est un phénomène si répandu. Je suis vraiment dépassée par la méchanceté et la cruauté des jeunes qui font autant de mal aux autres. Comme toi, je trouve que c’est impardonnable ! Que vont devenir ces ados si abominables ? Quels genres d’adultes seront ils ? Je trouve ça vraiment préoccupant. Dans ma famille, 2 jeunes ont été victimes de grave… Read more »