Chronique
L’enfant papillon
 Roman  Dystopie   Science-Fiction   Adolescents 
C’est au XXIIe siècle que la Cité a été frappée par un virus mortel. Depuis lors, les habitants vivent emmurés pour endiguer le fléau. Des messages de l’Extérieur, relayés par le gouvernement militaire, promettent une libération qui ne vient pas. Maïa, sous-lieutenant de 17 ans, rêve de quitter sa ville natale et cherche une faille dans les murs de la Cité. Mais un jour, son mentor Dimitri est condamné pour trahison par sa faute. La nécessité de s’échapper devient alors beaucoup plus urgente. Elle n’a qu’une seule piste : retrouver la trace du mystérieux « Enfant Papillon », seul habitant de la Cité à avoir jamais franchi le mur. Elle va pouvoir compter sur l’aide de Zéphyr, un tueur à gages atrocement défiguré, et Nathanael, un individu contaminé par le virus.
, 04-02-2015 400 pages / 16 €

Maïa a perdu son père, Tobias, dans un terrible accident. Depuis, elle rejette son affection sur Dimitri, son supérieur dans l’armée et ancien meilleur ami de son père.
Lorsque Dimitri est accusé de haute trahison après avoir été découvert en possession de documents sur l’extérieur, Maïa décide de tout tenter pour sauver son ami et trouver un moyen de dépasser les murs de la cité.
Mais dans un monde où tout est contrôlé par l’armée, rien n’est si simple, elle va devoir s’enfoncer dans les quartiers pauvres pour récolter des informations et désobéir à la hiérarchie, prenant des risques qui peuvent la mener tout droit dans les geôles pour subir le Châtiment.

Durant son périple pour trouver le moyen de s’enfuir et libérer Dimitri avant qu’il ne subisse sa peine (l’équivalent de 24h de torture et de la destruction physique et mental d’un homme), Maïa va côtoyer deux personnages un peu hors du commun.

Le premier est Zéphyr, ancien criminel châtié par les autorités, aujourd’hui défiguré et déshumanisé. Il vit avec Nathanaël, plus souvent appelé Nate : un jeune Lazul, rebus de la société comme tous ceux de sa condition. Les Lazul sont des parias, atteints par une souche non transmissible du virus qui a décimé la population des années plus tôt et a obligé la population à se retrancher derrière les hauts murs de la cité. Ils sont reconnaissables à cause de leurs cheveux bleus et leurs peaux très claires.

Ces deux protagonistes, voués à vivre dans le ghetto, ont vraiment eu ma préférence tout au long de l’histoire. Apprendre leurs vies, ce qui les lies et les atrocités qu’ils ont pu subir m’a vraiment touchée et ça m’a permis de vraiment les apprécier.

En revanche, Maïa est un personnage très impulsif à laquelle j’ai eu du mal à m’attacher. Je l’ai même parfois trouvée un peu énervante et totalement bornée. Son égoïsme m’a vraiment perturbée, voir gâché mon plaisir de lecture.

L’histoire est pleine de rebondissements, bien écrite et bien rythmée, on se laisse prendre par le compte à rebours qui s’égrène de chapitre en chapitre. La focalisation omnisciente permet d’en savoir beaucoup autant sur les personnages principaux que sur d’autres un peu plus secondaires et j’ai apprécié ce point également.

J’ai aussi aimé l’absence de triangles amoureux trop fréquents dans les dystopies, mais une romance est quand même présente. J’ai trouvé cette dernière vide, absolument pas touchante. Elle n’était pas nécessaire à l’histoire, à mon sens, au point que ça en devient presque un point négatif.

Si le thème et l’univers ne brillent pas d’originalité, Gabrielle Massat a réussi à ne pas tomber dans les tros gros clichés du genre. Malheureusement ça n’a pas suffit à vraiment m’embarquer dans ce roman que j’ai trouvé parfois un peu creux. Je trouve que les sentiments entre les personnages sont trop froids, on finit par s’en désintéresser alors que c’est le ciment du récit…

Une grande partie de l’univers reste aussi à découvrir, je ne sais pas si un second tome est prévu, ce n’est pas forcément nécessaire pour l’histoire puisqu’elle se termine parfaitement à mon sens, mais cela apporterait peut être plus de consistance à ce monde encore très flou dans ma perception de lectrice.

En Bref :L’enfant Papillon est une agréable lecture qui n’apporte cependant rien de nouveau au genre dystopique et qui souffre sûrement de ma comparaison avec Inhuman que j’ai lu juste derrière.
On passe un bon moment grâce à une écriture rythmée et maîtrisée mais je n’ai pas été complètement transportée par l’histoire, encore moins par Maïa que j’ai trouvé très égoïste et trop impulsive et irréfléchie.
3 / 5 3 / 5
©Chronique écrite par , le 30-03-2015

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CranberriesParole De LeaTariSlyth Recent comment authors
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Cranberries

Ce livre ne me tentait pas plus que ça au départ, et même si tu dis ne pas avoir aimé certaines choses, j'ai envie de le découvrir pour me faire mon propre avis dessus.
Mais à mon avis ce ne sera pas pour tout de suite (cfr ma PAL ^^)

Parole De Lea

J'ai très très envie de lire ce livre même si tu n'as pas été très convaincu 🙂 Je ne rate pas une occasion de lire une dystopie !

Tari

C'est marrant comme le ressenti peut être différent d'une personne à l'autre, parce que moi contrairement à toi j'ai beaucoup aimé les sentiments entre les personnages. Je ne parle pas de la romance (d'ailleurs je ne considère pas qu'il y a une romance dans cette histoire), mais juste les liens entre tous les personnages, je les ai trouvés forts et touchants. Mais comme tu le dis, c'est le ciment du récit, alors s'ils ne t'ont pas convaincue c'est sûr que… Read more »

Slyth

Ah mince, ce n'est pas le big love pour toi ^^
Ce livre me tente de plus en plus… Alors qu'à la base c'était pas gagné (en tant qu'être totalement superficiel au niveau livres, la couverture me rebutait complètement). J'espère que je l'aimerais plus que toi, en espérant que Maïa ne me tapera pas sur le système !